La flore

Le Pérou dispose d’une extraordinaire variété d’écosystèmes et compte parmi les pays les plus riches de la planète pour sa biodiversité. On estime que le pays abrite environ 25 000 espèces (10 % du total mondial), dont 30 % sont endémiques. La famille de plantes la plus représentée est celle des orchidées, riche de quelque 3 000 espèces.

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La Côte

 Aride et sablonneuse, la côte est recouverte d’une végétation désertique et notamment de belles variétés de cactus candélabres. Près des fleuves, la végétation est plus dense et variée et, l’image des palmiers, s’adapte dans le désert pour résister à la sécheresse. On raconte que certaines plantes, captant l’eau du brouillard ambiant, fleurissent uniquement durant la nuit et disparaissent à l’aube.

Les Andes

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La végétation des Andes est adaptée elle aussi à la rudesse du climat : la flore est relativement éparse, les arbres et les plantes (cactus et eucalyptus) se contentent d’une alimentation très réduite en eau. En haute et moyenne altitude poussent des plantes herbacées, compactes et résistantes – souvent à ras du sol pour éviter le vent-, des arbrisseaux aux feuilles grasses et incurvées, des cactus, du coton mousseux dont l’aspect angélique fait oublier les redoutables épines.
Entre 2 400 et 3 500 m d’altitude, sous l’action du froid et du vent, les arbres se ratatinent, se tordent et se couvrent de lichens. C’est la forêt naine, le domaine des buissons épineux de Tola et des Polylepsis, arbustes appartenant à la famille des pommiers et des fraisiers.
Entre 3 500 et 4 500 m, la végétation se raréfie. C’est la puna, steppe d’altitude, émaillée de touffes d’Ichu, une herbe jaune et drue, de lupins des Andes et de Puyas apparentées à l’ananas, dont les tiges peuvent atteindre 9 m de haut et qui s’ornent de milliers de petites fleurs blanches. Vaste plateau d’altitude, l’Altiplano s’étend sur 4 000 m entre la Cordillère orientale et la Cordillère occidentale. Les Indiens y cultivent la pomme de terre, le blé et l’orge. Le maïs, ne pousse plus au-delà de 3 500 m. Au bord du lac Titicaca, les Indiens Aymara récoltent les Totoras, sortes de roseaux avec lesquels ils construisent leurs villages flottants et leurs embarcations.

L’Amazonie

Dans le bassin amazonien, la flore devient luxuriante. On y rencontre l’immense Ceiba au tronc gris et lisse comme une colonne, l’Hévéa dont la sève fournit le caoutchouc. L’ébène ou le palissandre rivalisent de hauteur tandis que d’autres arbres, palmiers et figuiers, étirent leurs racines tentaculaires au raz des marécages. Sur les flancs orientaux des Andes poussent l’acajou, le cèdre ou l’orchidée dont le fruit donne naissance à la vanille.
Entre 1 200 et 2 400 m, la jungle se transforme en une étonnante forêt de brouillard où les arbres retiennent les nuages sauvegardant ainsi la moiteur nécessaire à la survie des végétaux. Les racines prennent alors d’étranges formes entrelacées et, sous leurs bois moussus, se nichent fougères et orchidées. C’est le royaume des palmiers, bambous géants ou arborescents et, parmi les fleurs, des orchidées, broméliacées, bégonias, impatients, calcéolaires, fuchsias et passiflores.