le pérou en détail

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Le pays et sa géographie

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KM²

Superficie : le Pérou est le troisième pays d’Amérique du Sud après le Brésil et l’Argentine

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Mètres d'altitude

Point Culminant : Le Nevado Huascaran

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d'habitants

Population : 72,3% de population urbaine et 27,7% de ruraux

LANGUES OFFICIELLES : 

Espagnol
80%
Quechua
16%
Autres ( l’aymara, le machiguenga, le chipibo )
4%

RÉGIME POLITIQUE : République démocratique. Le Président et les membres du Congrès sont élus tous les cinq ans au suffrage universel.

RELIGIONS :

Catholique
89%
Évangélistes
7%
Autres
6%

Monnaie officielle :

Le Nuevo Sol

Fête nationale :

Le 28 Juillet 1981

Décalage horaire :

6 à 7 heures

Géographie

Pays à la géographie très contrastée où les sommets de la cordillère des Andes surplombent à plus de 6 000 m d’altitude des plaines côtières qui longent le Pacifique.

La Costa (La Côte)

La Côte forme une étroite bande de terre sableuse couvrant à peine 10 % de la superficie du pays. Un soleil ardent ne cesse de l’inonder de lumière. Elle est bordée à l’ouest par l’océan Pacifique, et, du nord au sud, s’étire sur près de 3 000 km. Le courant froid de Humboldt qui baigne ses côtes depuis le sud du Chili empêche la pluie d’atteindre l’intérieur des étendues côtières. Dans ce désert côtier ainsi créé, la végétation ne pousse que dans quelques oasis, le long des rivières qui dévalent la cordillère occidentale.

La Sierra (Les Andes)

Le Pérou est, sans l’ombre d’un doute, le pays andin par excellence. L’« épine dorsale » de l’Amérique du Sud, la Cordillère des Andes, est la plus longue chaîne de montagnes du monde et s’étend sur 10 000 km de l’Alaska jusqu’à la Terre de Feu. Couvrant 1/3 de la superficie du Pérou, elle est constituée de plusieurs chaînons volcaniques. Les crêtes s’élèvent de 4 500 m à plus de 6 500 m et les cols se situent rarement en-dessous de 4 000 m.

La Selva (La jungle amazonienne)

À l’est des Andes, on pénètre rapidement dans la forêt tropicale humide de l’Amazonie, immense cuvette qui recouvre les trois quarts du territoire péruvien. Cet espace est occupé par une forêt dense et par des cours d’eau aux innombrables méandres. Elle est habitée par moins de 5% de la population péruvienne. La majorité des habitants est regroupée autour de villages traditionnels organisés en semi autarcie et reliés entre eux par un dense réseau fluvial.

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Quelques dates clés

  • Les cultures pré-incas

    1000-200 av. J.-C. – Culture Chavín
    800 av. J.-C. – 200 apr. J.-C. – Culture Paracas
    200 av. J.-C. – 600 apr. J.-C. – Culture Nazca
    100 av. J.-C – 700 apr. J.-C – Culture Mochica
    100 av. J.-C. – 1000 apr. J.-C. – Culture Tiawanaco
    600 apr. J.-C -1000 apr. J.-C – Culture Huari
    900 apr – 1470 – Culture Chimú
    1200 – Début de la culture Inca

  • L’expansion de l’Empire inca

    Vers 1350 – Inca Roca prend la tête de la confédération de Cusco

    1438-1471 – L’Inca Pachacútec se lance à la conquête du continent

    1471-1493 – Túpac Yupanqui étend l’empire jusqu’aux limites de l’Équateur actuel

    1527 – Mort de l’Inca Huayna Cápac. Guerre de succession entre Huáscar et Atahualpa

  • La conquête espagnole

    Vers 1350 – Inca Roca prend la tête de la confédération de Cusco
    1438-1471 – L’Inca Pachacútec se lance à la conquête du continent
    1471-1493 – Túpac Yupanqui étend l’empire jusqu’aux limites de l’Équateur actuel
    1527 – Mort de l’Inca Huayna Cápac. Guerre de succession entre Huáscar et Atahualpa

  • La vice-royauté

    1542 – L’empereur Charles Quint crée la vice-royauté du Pérou
    1569 – Le vice-roi Francisco de Toledo met en place le système colonial. Mise en place du tribunal de l’Inquisition
    1572 – Révolte de Túpac Amaru
    1630 – Épuisement des mines d’argent de Potosí et marasme économique
    1767 – Les Jésuites sont expulsés du pays
    1780 – Révolte de Túpac Amaru II

  • L’indépendance et la république

    28 juillet 1821 – Le Pérou devient officiellement un État après la déclaration d’indépendance
    1824 – Défaite des Espagnols à Ayacucho. Simón Bolívar crée ensuite la Bolivie
    1854 – Abolition de l’esclavage et du tribut des Indiens
    1879-1883 – Guerre du Pacifique contre le Chili. Le Chili en sort victorieux

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Principales fêtes du pays

Corpus Christi

La majorité des fêtes est organisée en l’honneur d’un saint patron. Ces saints ont été imposés à l’époque coloniale, à travers le calendrier chrétien, mais les Péruviens les ont progressivement intégrées à leur religion ancestrale. A Cusco, la fête du Corpus Christi qui se tient au mois de juin, est un excellent exemple de ce syncrétisme culturel. Même chose dans les Andes et l’Amazonie où les nombreuses fêtes traditionnelles des villages sont imprégnées de rites païens rappelant les mythes anciens en lien avec les dieux du Printemps et des Récoltes.

Inti Raymi

Les fêtes, religieuses ou non, s’égrainent au fil de l’année. En février-mars, le carnaval est fêté dans tout le pays. Le 24 juin, l’Inti Raymi est l’une des grandes fêtes incas, où éclatent couleurs, rythmes et ferveur. Le 28 juillet, tout le pays célèbre la fête de l’Indépendance. Le 30 août, Lima organise des processions colorées, dédiées à la patronne de la ville, Santa Rosa. Le 5 novembre, la ville de Puno met toute son habileté à créer de flamboyants costumes et organise des défilés pour célébrer le premier Inca, surgi du lac Titicaca, Manco Capac.

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La Gastronomie

La gastronomie péruvienne est le nouvel Eldorado de l’Amérique Latine. Cette gastronomie surprend par la mosaïque de saveurs qui reflète un pays aux multiples facettes : le Pérou des hauts sommets de la Cordillère des Andes où de glorieux empires ont laissé leur empreinte dans la pierre, l’Amazonie où la luxuriante forêt regorge de produits exotiques, la Côte enfin avec ses bords de mer paradisiaques.

La Costa (La Côte)​

Baignée par les eaux du Pacifique, la Côte regorge de fruits de mer et de poissons, vedettes incontestées des menus. Il faut déguster le fameux ceviche, plat à base de poissons et de fruits de mer macérés dans une marinade de citrons verts et d’oignons. Les amateurs de poisson pourront apprécier l’escabèche de pescado (un poisson frit servi froid et recouvert d’une sauce pimentée), accommodé aussi avec des camarones (crevettes), des calamares et des chorros (moules). Le littoral compte aussi sur une variété de plats offrant une large gamme de viandes. L’aji de gallina sait allier la saveur du piment et la chair blanche de poulet nappée de sauce sur un lit de pommes de terre. Le seco de cabrito est un rôti de chevreau servi avec haricots et riz. Les amateurs de liqueur apprécieront les différentes préparations du Pisco (eau de vie de raisin).

La Sierra (Les Andes)

Dans les Andes, les plats sont à base de viande (bœuf, porc et poulet) accompagnée de pommes de terre et de maïs. Vestiges de l’empire inca, les anticuchos sont des brochettes de cœur de bœuf marinées et cuites ensuite sur du charbon de bois. Le cuy, cochon d’Inde qu’on embroche et que l’on cuit au four sur un feu de braise est une autre spécialité andine. Le rocoto relleno est un piment rouge farci de viande, de pommes de terre et d’œufs. La pachamanca, est une préparation de viande et de légumes, cuit dans la terre. La chicha morada (à base de mais violet) est la boisson familiale par excellence. On peut la déguster aussi dans une chicheria, bar typique de la Sierra.

La Selva (La jungle amazonienne)

La gastronomie amazonienne juxtapose fruits et légumes et une variété de poissons pêchés dont les fameux pirañas (piranhas) et les immenses poissons-chats appelés paiches. Le poisson est, le plus souvent, grillé et garni de palmitos (cœurs de palmier), de manioc et de bananes frites. Dans certains recoins des marchés de la région amazonienne, vous rencontrerez, sans nul doute, des vendeurs de jus d’aguaje (fruit tropical).

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La Flore

Le Pérou dispose d’une extraordinaire variété d’écosystèmes et compte parmi les pays les plus riches de la planète pour sa biodiversité. On estime que le pays abrite environ 25 000 espèces (10 % du total mondial), dont 30 % sont endémiques. La famille de plantes la plus représentée est celle des orchidées, riche de quelque 3 000 espèces.

La Costa (La Côte)​

Aride et sablonneuse, la côte est recouverte d’une végétation désertique et notamment de belles variétés de cactus candélabres. Près des fleuves, la végétation est plus dense et variée et, l’image des palmiers, s’adapte dans le désert pour résister à la sécheresse. On raconte que certaines plantes, captant l’eau du brouillard ambiant, fleurissent uniquement durant la nuit et disparaissent à l’aube.

La Sierra (Les Andes)

La végétation des Andes est adaptée elle aussi à la rudesse du climat. La flore est relativement éparse, les arbres et les plantes (cactus et eucalyptus) se contentent d’une alimentation très réduite en eau. En haute et moyenne altitude poussent des plantes herbacées, compactes et résistantes – souvent à ras du sol pour éviter le vent-, des cactus, du coton mousseux dont l’aspect angélique fait oublier les redoutables épines. Entre 2 400 et 3 500 m d’altitude, sous l’action du froid et du vent, les arbres se ratatinent, se tordent et se couvrent de lichens. C’est la forêt naine, le domaine des buissons épineux de Tola et des Polylepsis, arbustes appartenant à la famille des pommiers et des fraisiers. Entre 3 500 et 4 500 m, la végétation se raréfie. C’est la puna, steppe d’altitude, émaillée de touffes d’Ichu, une herbe jaune et drue, de Puyas apparentées à l’ananas, dont les tiges peuvent atteindre 9 m de haut et qui s’ornent de milliers de petites fleurs blanches. Les Andins y cultivent la pomme de terre, le blé et l’orge. Au bord du lac Titicaca, les Aymara récoltent les Totoras, sortes de roseaux avec lesquels ils construisent villages flottants et embarcations.

La Selva (La jungle amazonienne)

Dans le bassin amazonien, la flore devient luxuriante. On y rencontre par exemple l’Hévéa dont la sève fournit le caoutchouc. L’ébène ou le palissandre rivalisent de hauteur tandis que d’autres arbres, palmiers et figuiers, étirent leurs racines tentaculaires au raz des marécages. Sur les flancs orientaux des Andes poussent l’acajou, le cèdre ou l’orchidée dont le fruit donne naissance à la vanille. Entre 1 200 et 2 400 m, la jungle se transforme en une étonnante forêt de brouillard où les arbres retiennent les nuages sauvegardant ainsi la moiteur nécessaire à la survie des végétaux. Les racines prennent alors d’étranges formes entrelacées et, sous leurs bois moussus, se nichent fougères et orchidées. C’est le royaume des palmiers et bambous et autres fleurs comme les orchidées, broméliacées, bégonias, impatients, fuchsias et passiflores.

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La Faune

Le Pérou s’enorgueillit d’héberger 462 espèces de mammifères, 1 815 d’oiseaux, 395 de reptiles, 408 d’amphibiens, 2 000 de poissons et 4 000 de papillons.

La Costa (La Côte)​

La Côte péruvienne est essentiellement habitée par des oiseaux marins (mouettes, albatros, sternes), des pélicans, des colonies de lions de mer, des flamants roses, des reptiles et des invertébrés. Les eaux abondent en anchois et autres espèces marines (sardines, églefins, soles, maquereaux, homards, crevettes, etc.).

La Sierra (Les Andes)

Les Andins élèvent, pour leur consommation, des cochons d’Inde (cuyes), des moutons, des lamas et des alpagas. Parmi les animaux sauvages, on rencontre des troupeaux de vigognes et de Guanacos (deux cousins du lama désormais protégés) et des rongeurs (Chinchillas, Viscaches). Quant aux oiseaux, on retrouve bien sûr le condor, mais aussi plusieurs variétés de flamants (le Nandou, qui ressemble à une petite autruche), le Coq de roche du Pérou, le Tinamou orné, le Pic coucou, les Ibis des Andes, etc.

La Selva (La jungle amazonienne)

Le versant oriental des Andes, est le lieu de prédilection pour le jaguar, l’ours à lunettes et le tapir. On y croise aussi le couguar, des alligators, des tortues, ainsi que toute une variété de serpents et d’insectes. L’Amazonie compte quantité d’oiseaux multicolores (aras, perruches, perroquets, colibris, toucans). Parmi les mammifères de la forêt humide figurent les singes hurleurs, les paresseux, les pécaris, les fourmiliers, les tatous, les dauphins d’eau douce. Parmi eux évoluent une grande variété de papillons multicolores et de minuscules colibris.Entre 1 200 et 2 400 m, la jungle se transforme en une étonnante forêt de brouillard où les arbres retiennent les nuages sauvegardant ainsi la moiteur nécessaire à la survie des végétaux. Les racines prennent alors d’étranges formes entrelacées et, sous leurs bois moussus, se nichent fougères et orchidées. C’est le royaume des palmiers et bambous et autres fleurs comme les orchidées, broméliacées, bégonias, impatients, fuchsias et passiflores.