Nos choix ethiques

TrekkInca n’est pas une agence de voyage classique. Conscients des conséquences dévastatrices qu’a le tourisme de masse sur les populations et les territoires, nous défendons un tourisme solidaire proche des communautés locales. Si le Sud andin est la destination touristique nationale par excellence, elle est aussi la région la plus pauvre du Pérou. Face à ce constat, TrekkInca s’engage !

Les populations locales ne doivent pas être exclues des bénéfices du tourisme

Avec ses 2 500 visiteurs par jour, le Machu Picchu est, selon le Ministère des finances péruvien, le site le plus visité d’Amérique Latine et la région de Cusco fournit 90 % des revenus du tourisme du Pérou. 175 000 personnes dans cette région vivent du tourisme. On pourrait donc s’attendre, au vue de l’extraordinaire développement du tourisme dans la région à partir des année 1990, à une amélioration des conditions de vie des habitants. Il n’en est rien. Au contraire. Cette expansion a profité a une minorité d’entreprises, notamment étrangères, capables d’investir dans ce secteur économique. L’entreprise PeruRail qui assure la liaison entre Cusco et le Machu Picchu est financée en majorité par des capitaux britanniques. Depuis la privatisation de cette ligne, seule la partie la plus rentable vers le Machu Picchu fonctionne, il ne dessert plus les régions éloignées et maintient ainsi à l’écart une grande partie de la population. Les sites archéologiques, quant à eux, ne sont pas encore privatisés mais leur gestion centralisée à Lima, a peu d’impact économique au niveau local. La mise en place d’un billet touristique unique pour la visite des principaux sites accentue ce phénomène. La répartition des richesses ne se fait pas et la population, dans sa très grande majorité, ne récolte que les miettes.

La ville de Cusco, point de passage obligé pour accéder au Machu Picchu, est elle-même victime de son succès. Le tourisme de masse a profondément modifié toute l’organisation de la ville. Progressivement la population locale a déserté le centre ville laissant place aux restaurants, hôtels et commerces touristiques. Les populations défavorisées, souvent principales victimes des risques naturels, sont reléguées dans les périphéries pentues exposées aux glissements de terrain.

Ces héritiers du patrimoine inca sont ceux qui profitent le moins des bénéfices qu’il génère aujourd’hui. Mais ne soyons pas angéliques ! Certaines îles du lac Titicaca sous la pression des autorités locales à la recherche d’un profit immédiat, sont devenues de véritables « parcs touristiques ».

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Les enfants doivent être les premiers bénéficiaires

Le Sud andin, malgré les sommes astronomiques générées par l’exploitation du Machu Picchu, est fortement exposé au dénuement, à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Cette situation de pauvreté s’accompagne de carences en matière de santé et d’éducation. Le retard scolaire dans les Andes – dû à un ou des redoublements ou à une entrée tardive dans le système scolaire – s’élève à 62,5 % pour les garçons et à 63,3 % pour les filles. En 2013 seuls 68,3% de la population de la province de Paucartambo et Aucongante (département de Cusco) savent lire et écrire.

Pour un tourisme solidaire avec les populations locales

Le tourisme doit être un vecteur de développement durable. Les acteurs du tourisme doivent s’engager à enrayer cette spirale négative et faire du tourisme un levier économique. Les communautés locales sont en droit de devenir parties prenantes de ce processus de changement et actrices de leur destin. Notre propos n’est pas de diaboliser les uns pour victimiser les autres mais bien de contribuer à donner les moyens aux populations de prendre en main leur avenir. Notre vision de la solidarité ne se résume pas à des cadeaux offerts aux populations. Nous voulons aller plus loin. Restons toutefois modestes. Pour le moment, nous avons choisi d’orienter nos actions de solidarité vers deux villages, l’un dans le district d’Ocongate (sud est de Cusco) et l’autre dans celui de Caicay (au sud de Cusco).

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