Archives de catégorie : Blog

Le monde quechua
Entre modernisme et tradition Avec une population estimée à neuf millions d’individus, le peuple Quechua est un des plus emblématiques
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Cusco
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La pierre aux 12 angles
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Le monde quechua

Entre modernisme et tradition

Avec une population estimée à neuf millions d’individus, le peuple Quechua est un des plus emblématiques d’Amérique du sud. C’est principalement sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes, entre 2 500 et 4 000 mètres d’altitude, que vivent les Quechuas. Ils se répartissent du nord de l’Argentine et du Chili, à la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, jusqu’au sud de la Colombie. Cette zone correspond à l’aire maximale d’extension de l’Empire Inca.

Le mot « quechua » désigne aussi une langue. Il ne s’agit pas de la langue des Incas comme on pourrait le croire. Les Incas utilisaient une autre langue appelée, « Runa simi » (« langue des hommes » ou « langue du monde »). Ceux sont les missionnaires espagnols, dans leur volonté évangélisatrice, qui ont adopté le quechua comme outil de communication et qui ont achevé de propager cette langue sur de vastes territoires au détriment d’autres idiomes plus anciennes.

Malgré la brutalité de la colonisation qui a contraint les peuples autochtones à adopter un mode de vie qui n’était pas le leur et une christianisation intensive de plus de deux siècles, les Quechuas pratiquent encore une partie des cultes de l’époque précolombienne. On assiste aujourd’hui à un étonnant mélange entre rites païens rappelant les mythes anciens et fêtes en l’honneur d’un saint patron. A Cusco, au Pérou, la fête du « Corpus Christi » qui se tient au mois de juin est un excellent exemple de ce syncrétisme culturel.

Preuve de l’influence actuelle des cultes anciens, les Quechua restent aujourd’hui très étroitement liés à la nature avec laquelle ils entretiennent une relation marquée par le respect, la peur et la vénération. Plusieurs traditions mettent au centre de la vie quotidienne la « Pachamama », la terre nourricière, symbole de la fertilité et de l’abondance. Pour les Quechuas, les divinités sont considérées comme des êtres humains. Les forces cosmiques vivent parmi les humains et se comportent comme eux. Aussi, avant de boire un verre d’alcool, est-il coutume d’en verser quelques gouttes sur le sol pour nourrir la « Pachamama ». Si elle est nourricière et protectrice, la terre-mère exige la réciprocité et peut provoquer des épidémies ou des catastrophes comme la sécheresse si elle n’est pas assez nourrie. Chaque année, au mois d’août, dans la plupart des villages andins, une cérémonie, appelée « Challa », dirigée par un chaman, a pour but de s’assurer d’une bonne année agricole grâce à des offrandes à la « Pachamama » et aux « Apus », esprits des montagnes. On offre dans ces circonstances des feuilles de coca (qui permettent à l’homme de communier avec la nature), des « huairuros » (graines rouges à taches noires, dotées de pouvoir symboliques et magiques), de la chicha (boisson typique à base de maïs), des fruits, des céréales, de la monnaie, du vin, des sucreries, etc.

Autre survivance de la cosmologie des Incas, soulignée par Constance Classen, la recherche d’un équilibre entre les populations autochtones et leur environnement hostile en établissant un « système d’échange entre des communautés vivant à différentes altitudes et qui ont, par conséquent, accès à des ressources variées. (…) Pour l’animer, un système d’échange s’avère indispensable. La combinaison – équilibre, échange – est contenue dans le mot quechua ayni, qui signifie réciprocité, équilibre.» (Constance Classen, Inca Cosmology ans the Human Body, 1993, p. 11-12). Aujourd’hui, on retrouve dans les communautés des Andes cette forme traditionnelle d’entraide entre famille notamment lors de la construction d’une maison ou de travaux agricoles. La famille qui a reçu de l’aide participera ensuite à un autre travail apportant à son tour une aide.

Comprendre le monde quechua actuel c’est aussi avoir conscience que pour nombre de Quéchuas, l’empire Inca était la représentation métaphorique d’un corps humain. L’Inca était alors intimement lié à son empire et s’il tombait malade, la santé de l’empire était en jeu. Le souverain représentait la tête et le cœur de ses États. La capitale, Cusco (« le nombril du monde » en quechua), là où résidait l’Inca, était le centre névralgique de l’organisation incaïque. Divisée par quatre principales artères se rejoignant sur la place centrale, la ville symbolisait l’empire où les quatre quartiers de « Tahuantinsuyu » (« les quatre provinces » en quechua) correspondraient aux quatre parties du corps de l’Inca. Dans cette perspective, la conquête espagnole et l’asservissement de l’empire furent vécus comme la destruction du corps humain, source d’un violent traumatisme pour la population. L’Inca supprimé, tout l’édifice s’écroulait ; un corps sans tête ne peut survivre.

Aujourd’hui les Quechuas comme leurs ancêtres sont des agriculteurs. Ils se consacrent essentiellement à l’élevage traditionnel de lamas et d’alpagas dont ils utilisent la laine pour la confection, mais aussi la viande et le lait pour la consommation. Les Qechuas ont une relation très particulière aux lamas qui sont partie prenante des fêtes familiales, décorés de rubans multicolores. La culture de la pomme de terre, emblème de cette région du monde, est également très présente. Un dicton dit qu’au Pérou « on trouve plus de sortes de pommes de terre que de jours dans l’année ». Cet aliment devenu incontournable dans notre alimentation européenne a pourtant été déprécié par les premiers colons qui le trouvaient insipide. C’est l’anglais Francis Drake qui l’a finalement importé en Europe. Autres aliments emblématiques de la région le quinoa et le maïs cultivés sur la cordillère des Andes. Les surplus sont revendus sur les marchés colorés de la région où le troc est encore très largement utilisé dans les échanges.

Autre élément incontournable de la culture quechua : la feuille de coca. Pour affronter les rudes journées de travail sur les hauts plateaux balayés par le vent, les Quechuas mâchent des feuilles de coca additionnées à du bicarbonate. Ce mélange est un excellent remède pour prévenir l’hypoglycémie et lutter contre le froid glacial de la région. C’est donc très facilement que l’on trouve des feuilles de coca à acheter sur les marchés. Elles sont aussi offertes sous forme de tisane proposée dans tous les hôtels pour prévenir du mal d’altitude.

Aujourd’hui la culture inca est au cœur de la politique touristique du Pérou. Pourtant, ses héritiers ne bénéficient malheureusement pas des retombées financières du secteur. Le site mondialement connu du Machu Picchu qui rassemble plus de 2 500 visiteurs par jour est devenu un lieu inaccessible pour ces populations qui en sont exclues notamment pour des questions financières. Cette population est pauvre, en butte à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Pour autant, la force de ce peuple est d’avoir maintenu une culture, des légendes et des récits qui ont forgé l’imaginaire et la pensée des Indiens d’aujourd’hui.

Tupac Amaru II

Figure mythique de la lutte péruvienne

Le 18 mai 1781, José Gabriel Condorcanqui, dit Túpac Amaru II, assiste à l’exécution de tous les membres de sa famille, avant d’être lui-même écartelé et décapité. Son épouse, ses deux fils, son beau-frère, son oncle et ses principaux capitaines, tous y passent l’un après l’autre excepté son plus jeune fils de 12 ans, qui restera toute sa vie enfermé dans une geôle espagnole. Qu’a donc fait José Gabriel Condorcanqui, 43 ans, pour mériter un tel châtiment…

Héritier à la fois de la noblesse inca et espagnole, José Gabriel Condorcanqui est né dans une famille aisée, en 1742 à Tinta. Il est éduqué chez les jésuites de Cusco et fait par la suite fortune dans le négoce de et l’exploitation de mines et de terres agricoles. Chef traditionnel des indiens de part des illustres ascendances incas, il bénéficie d’un certains prestige chez les Indiens et Métis de la région. C’est ainsi qu’il prend la tête d’une rébellion contre les autorités espagnoles du Pérou en 1780. Il choisi alors le nom de Tupac Amaru II an l’honneur de ses ancêtres et préfère les habits traditionnels indiens. Cette révolte précédée par plusieurs autres a pour objet les impôts et taxes qui écrase la population.

Trahi par deux de ses officiers, il est capturé en mars 1781. Lors de son exécution, à Cusco il aurait prophétisé :  » Je reviendrai et je serai alors des millions ».

Le décret d’Areche qui suivit l’exécution de Túpac Amaru II frappait d’interdiction la langue quechua, prohibait le port de vêtements indigènes, et proscrivait toute mention ou commémoration de la culture inca et de son histoire. Pourtant, son action a inspiré et continue d’inspirer un grand nombre de mouvements indiens actuels.

Manco Capac

Un souverain légendaire

Fils d’Inti et de Pachamama, Manco Capac, ou Ayar Manco, était le premier souverain légendaire des Incas, le fondateur de la dynastie inca.
La légende raconte que Manco Cápac et Mama Ocllo, enfants du dieu soleil Inti (lui-même fils de Viracocha, le dieu créateur), seraient nés de l’écume du Lac Titicaca avec la mission d’apporter la civilisation aux hommes après le grand déluge qui avait tout dévasté.
Inti leur confia un bâton d’or en disant ceci :
« À partir du grand lac, où vous arriverez, marchez vers le Nord. Chaque fois que vous vous arrêterez pour manger ou dormir, plantez ce bâton d’or dans le sol. Au moment ou vous pourrez l’enfoncer sans effort, c’est ici que vous devrez fonder Cuzco et diriger l’Empire du soleil. »
Après une errance, ils atteignirent une colline surplombant la vallée de Cuzco (qui signifie „nombril du monde“ en quechua). Plusieurs signes miraculeux les informèrent que c’était l’endroit où ils devaient s’installer. Une fois établis à Cuzco, Manco Cápac et son peuple n’occupèrent qu’une petite partie du territoire de la vallée de Cuzco.

Pachacútec , neuvième Inca, inventa et diffusa les légendes de l’origine des Incas afin de « diviniser » leurs exploits et promouvoir leur identité et ainsi unifier son empire.

Les années d’existence et de règne de Manco Cápac font l’objet de doutes et de débats entre les historiens et les chroniqueurs, presque autant que de savoir s’il est un personnage historique ou mythique. A Cusco il ne reste aujourd‘hui qu’une seule statut en l’honneur de Manco Capac.

A lire !

Le Condor et la momie, Nouvelles du Pérou

Julie Baudin – Collection « Voyage en poche »

Le chamane Don Belisario est puissant et respecté. Il vit modestement et refuse l’exploitation vénale des bienfaitrices ressources de la forêt. Lorsqu’un étranger lui propose de l’argent pour s’initier à l’ayahuasca, il s’interroge : tout peut-il s’acheter ? Cette question anime aussi les personnages des neuf autres nouvelles : José le pêcheur, pilleur de tombes à ses heures, Pedro le paysan qui endette les siens pour célébrer le saint patron local, Nora la domestique en quête de réussite, Manolo l’agent immobilier cupide quoique attaché à la Vallée sacrée… Chacun se retrouve aux prises avec le même dilemme – prendre part au consumérisme ambiant ou rester fidèle aux valeurs ancestrales. Des revers du tourisme à l’hypocrisie sociale, ce recueil lève le voile sur un Pérou riche en nuances, depuis la glorieuse histoire inca jusqu’aux évolutions contemporaines.Le chamane Don Belisario est puissant et respecté. Il vit modestement et refuse l’exploitation vénale des bienfaitrices ressources de la forêt. Lorsqu’un étranger lui propose de l’argent pour s’initier à l’ayahuasca, il s’interroge : tout peut-il s’acheter ? Cette question anime aussi les personnages des neuf autres nouvelles : José le pêcheur, pilleur de tombes à ses heures, Pedro le paysan qui endette les siens pour célébrer le saint patron local, Nora la domestique en quête de réussite, Manolo l’agent immobilier cupide quoique attaché à la Vallée sacrée… Chacun se retrouve aux prises avec le même dilemme – prendre part au consumérisme ambiant ou rester fidèle aux valeurs ancestrales. Des revers du tourisme à l’hypocrisie sociale, ce recueil lève le voile sur un Pérou riche en nuances, depuis la glorieuse histoire inca jusqu’aux évolutions contemporaines.

Cusco

Le nombril de la terre

La fondation de la ville fait l’objet d’une légende : elle aurait été fondée par le premier inca, Manco Capac et son épouse Mama Occllo après leur « naissance » dans le lac Titicaca. Une baguette d’or leur désigne l’endroit choisit par les dieux pour devenir « la terre promise » inca. Pour les Incas, cette ville n’était ni plus ni moins que le centre de l’Univers. Son nom originel, Q’osqo (le nombril de la terre en quechua) se transformera ensuite pour devenir : Cusco.

En 1438, Pachacutec, le neuvième inca reconnu de la dynastie, en fera un joyau. Ce sera la ville qui rassemblera les plus beaux palais dont le sien, celui de son père Wiracocha, de Manco Capac et des temples importants comme le Qori Cancha, le temple aux parois d’or. Il réorganise les plans d’urbanisation de la ville et la la reconstruit en forme de puma, l’animal sacré de la religion. Il développe l’agriculture dans les environs proches de la ville, grâce à la construction de nombreux aqueducs et de terrasses agricoles. Cusco devient LE centre politique, administratif, culturel, et l’axe central dirigeant la vie religieuse du continent.

Vers 1530 la ville accueillera d’abord avec espoir les espagnols qui viennent d’exécuter Atawalpa l’Inca que les cusquéniens considèrent comme un imposteur et un régicide. Pour les espagnols l’enjeu est de taille. C’est bien à Cusco qu’il faut imposer le plus durement les nouvelles règles coloniales et imprimer le plus fortement la religion chrétienne. Il s’agit de transmettre l’image de la nouvelle domination sur le plus haut centre de la civilisation inca. C’est ainsi que l’église de Santo Domingo est construite sur le Qoricancha, ou encore la cathédrale sur le palais de l’Inca. aujourd’hui encore les bâtiments sont un mélange intrinsèque des ces deux héritages.

Au XIXème siècle, la ville perdit de son importance au profit d’Arequipa, mais la découverte du Machu Picchu en 1911 relança son essor en raison du tourisme.

 

Fête péruvienne – Par Exploranta

Plongez dans l’univers festif du Pérou

Le Pérou est le berceau de la civilisation inca, un des peuples les plus glorieux de l’Amérique latine. De ce fait, cette contrée est riche en histoire, monuments et culture.

Elle est connue par ses sites pittoresques, mais peu de voyageurs savent que le Pérou possède un calendrier avec toute une panoplie d’activités. D’ailleurs, on en a recensé 3000 fêtes typiques. En effet, les touristes pourront aller à Cajamarca pour assister au carnaval qui porte le même nom que cette région. Cet évènement a généralement lieu au mois de février. Du soir au matin, toute la ville est animée par des groupes de musique folklorique. La couleur vive des costumes et masques orne les avenues de cette cité. Ce festival est caractérisé par les fameux jeux d’éclaboussement d’eau et d’encre écologiques. Aucun des participants n’y est sauvé d’un seau d’eau et des colorants. Une expérience qui marque à vie les globe-trotters.

Le Corpus Christi, un évènement authentique

Après le Carnaval de Cajamarca, les routards auront une opportunité de faire un tour à Cuzco pour assister à la fête religieuse Corpus Christi. Cet évènement est immanquable lors d’un voyage sur mesure Pérou. La teneur de cette occasion est la célébration de la présence réelle de Jésus Christ sous les apparences de l’Eucharistie. Le Corpus Christi atteint son apogée à Cuzco avec la participation de chaque église au défilé dans les rues. Les participants portent des statues à l’image de leur Saint Patron. Après la procession, les 15 sculptures des saints et vierges sont ramenées à la cathédrale de la vile. Ces effigies défilent à nouveau pour se retourner ensuite dans leur temple d’origine. En outre, la nuit qui précède la manifestation, les habitants organisent une soirée pour partager des mets traditionnels comme le cochon d’Inde au piment. Ce sera également une chance pour les visiteurs d’avoir un contact authentique avec la population locale et la culture péruvienne.

Les immanquables fêtes nationales péruviennes

Au Pérou, il y a deux journées nationales. Ces dates commémoratives sont le 28 et 29 juillet en l’honneur de la déclaration de l’indépendance du Pérou en 1821. Il s’agit de l’un des meilleurs moments pour passer un séjour au Pérou. Les touristes auront l’occasion d’assister à des spectacles de musique folklorique. Ces évènements sont organisés dans des endroits publics pendant la période de célébration. On peut en profiter pour connaître sur la culture musicale de ce pays. Le 28 juillet, 21 coups de canon sont tirés dans la matinée pour saluer le lever du jour. Ensuite, les villégiateurs pourront admirer également des défilés des écoliers et des militaires avec la présence des hautes autorités de l’État et de l’Église le 29 juillet. C’est vraiment une fête patriotique et une fierté nationale puisque tous les péruviens hissent leur drapeau sur ses fenêtres. À titre d’information, les globe-trotteurs pourront visiter aussi des foires où l’on trouve des corridas et des démonstrations de chevaux et des danses traditionnelles.

Par Exploranta

 

 

Chemin de l’Inca

Qhapaq Ñan – L’histoire d’un Chemin

Le Chemin de l’Inca fait partie de l’immense réseau de communication que les Incas ont établi dans tout le Tahuantinsuyo (Empire Inca). Plus de 23 000 kilomètres de routes, relient une partie de la Colombie, l’Equateur, le Pérou, la Bolivie, l’ouest du Brésil, jusqu’au centre du Chili et au nord de l’Argentine. De Cusco (« le nombril de la terre » en quechua), il était alors possible de se rendre jusqu’à la côte Pacifique, traverser la cordillère des Andes et la forêt amazonienne.

Le Qhapaq Ñanest (qui signifie en quechua « chemin royal » plus connu aujourd’hui sous le nom « chemin de l’inca ») est le nom officiel adopté par six pays (Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine) et par l’Unesco pour désigner le tronçon central andin reliant San Juan de Pasto (Colombie) à la rivière Maule au Chili, en passant par la capitale Inca : Cusco. Véritable colonne vertébrale de plus de 6 000 km, ce chemin fait partie intégrante du projet politique et économique de l’Empire puisqu’il a permis l’unification de cet immense territoire hétérogène. Les Chasquis, les coursiers à pieds, pouvaient alors, grâce à un système de relais extrêmement efficace, véhiculer l’information à une vitesse étonnante.

Les incas ont hérité de ce maillage territorial de cultures andines plus anciennes (Wari, Nazca, Chavin Mochica, etc), pour le consolider, l’organiser en un système de communication centralisé et original avec ses infrastructures propres.

Aujourd’hui ce chemin est encore un véritable trait d’union entre les différents pays de culture andine.

Les porteurs du Camino inca

L’envers du décor

La désignation au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, en 1983, la préoccupation constante de conserver intacte la nature du sanctuaire Machu Picchu et la volonté de préserver et restaurer les chemins qui y mènent, ont donné le jour à une lourde réglementation. On a ainsi interdit chevaux et mules sur les sentiers. Le Camino inca est devenu la seule route pédestre de la région et les porteurs, sans l’aide des animaux, doivent transporter l’équipement nécessaire. Derrière ce célèbre chemin de randonnée du Camino inca c’est toute une équipe de porteurs qui travaille pour la réalisation du trek.

La majorité des porteurs du Camino inca est issue de communautés rurales. Ils vivent sur les hauts plateaux andins, sont pour la plupart agriculteurs et complètent leur revenu en travaillant comme porteurs. Essentiellement Quechuas, ces communautés rurales, vivant dans des maisons d’adobe, sont marginalisées et survivent sur des terres arides ; le niveau d’éducation des habitants ne dépasse pas souvent celui de l’école primaire ; les villages ne disposent ni d’eau potable, ni de services d’égouts, d’électricité ; ils n’ont ni téléphone ni accès à des services de santé.

Longtemps, certains voyagistes ont exploité et abusé de cette main-d’œuvre facile, profitant de ses difficultés économiques et de sa capacité physique à porter, en haute altitude, des charges très lourdes. En 2001, la loi Porters a tenté de réglementer le travail et fixé le salaire minimum à 44,50 soles par jour mais rien n’empêche les agences de proposer un salaire plus élevé.

La loi Porters impose aussi pour chaque porteur un poids maximum de 20 kg (15 kg de matériel de la société trekking plus 5 kg d’effets personnels). A l’entrée du Camino inca, on trouve un point de contrôle où l’équipement de chaque porteur est pesé. Là encore les abus ne manquent pas. Certaines agences de trekking rivalisent d’astuce pour surcharger leur personnel, allant jusqu’à faire porter 35 kg aux guides et cuisiniers non soumis à la pesée. Le contrôle franchi les porteurs officiels reprennent à nouveau leur lourde charge. De la même façon, les randonneurs qui ont payé un porteur supplémentaire pour transporter leurs effets personnels sont invités à passer le point de contrôle avec leurs sacs. Ils sont ensuite allégés quelques mètres plus loin….

Pour connaitre le positionnement de notre agence sur cette situation et les conditions de travail que nous nous engageons à respecter auprès de nos poteurs : C’est ici … la suite

Et de superbes photos qui donnent à voir un autre visage : Céline Anaya Gautier – Les nouveaux esclaves du Chemin des incas

Et si c’était le Pérou ?

Exploranta – Septembre 2016

Vous avez grandi avec Tintin et Le Temple du Soleil ? Vous avez vibré au son des Mystérieuses Cités d’Or, aux côtés d’Esteban, Tao et Zia ? Vous rêvez de découvrir l’une des sept merveilles du monde ? Plus de doutes, les Andes Péruviennes vous attendent ! Le Machu Picchu et ses sites légendaires vous appellent ! Les condors s’impatientent et les lamas trépignent ! Mais voilà, mille questions vous assaillent : Comment ? Ou ? Combien ? Quand ? Magique, la réponse se trouve à un clic sur Trekkinca

Trekkinca est une agence de voyage francophone, basée au Pérou, créée par deux guides de montagne amoureux de leur pays. Leur objectif, vous faire découvrir et apprécier les chemins de randonnée les plus authentiques de la cordillère des Andes. Trekkinca propose plusieurs circuits (de 8 à 17 jours) à travers le sud du Pérou et plus d’une dizaine de treks (de 2 à 8 jours) au départ de Cusco, berceau de la civilisation inca. Pour vous mettre l’eau à la bouche, que diriez-vous de traverser l’Atlantique et vous envoler à 3 000 mètres d’altitude au coeur de la fascinante cordillère des Andes, dans le petit village de Lares, où les descendants des Incas conservent leurs coutumes artisanales et leur agriculture ancestrale. Les femmes utilisent toujours d’anciennes techniques de tissage qui permettent de fabriquer de très beaux tissus colorés, de très belle qualité. Connu sous le nom de « Circuito de las tejedoras » (Circuit des tisseuses), le Trek de Lares est une alternative intéressante au mythique Chemin de l’Inca. Par un chemin moins fréquenté, il permet la découverte de l’immense beauté des Andes, où se côtoient de majestueux condors et de paisibles lamas. Après 4 jours de marche, le but ultime de la randonnée reste le Machu Picchu, ville sacrée des Incas. Perché à 2 430 mètres, au coeur d’une forêt tropicale dense, dans un site montagneux d’une grande beauté, le Machu Picchu est le site archéologique le plus extraordinaire de la civilisation inca.

La célèbre cité n’est que la partie émergée d’un immense iceberg archéologique planté au coeur d’un gigantesque réseau de routes incas et de sites sacrés. L’attrait touristique de cette région est incontestable. Selon le Ministère des finances péruvien, la région de Cusco fournit 90 % des revenus du tourisme du pays. On pourrait s’attendre, au vue de l’extraordinaire développement du tourisme à partir des années 1990, à une amélioration des conditions de vie des habitants. Il n’en est rien. Au contraire. Le sud du Pérou est aussi paradoxalement la région la plus pauvre du Pérou. Cette situation de pauvreté s’accompagne de carences en matière de santé et d’éducation, loin des images de cartes postales.

Conscients des conséquences dévastatrices qu’a le tourisme sur les populations et les territoires, Trekkinca défend un tourisme solidaire proche des communautés locales. Notre souhait, donner les moyens aux populations de prendre en main leur avenir en soutenant financièrement des projets éducatifs dans deux villages de la région de Cusco. Aussi, une partie du montant des treks est-elle reversée aux initiatives éducatives locales.

Plus d’excuses : votre prochain voyage sera le Pérou ! Hasta luego !

Pour en savoir plus : Exploranta

La pierre aux 12 angles

La vedette de la ville de Cusco

Les pierres qui ont de 7 jusqu’à 11 angles sont assez courantes dans les murs incas. Celles qui en ont 12 ne courent pas les rues … sauf celles de Cusco ! Incrustée dans le mur du Palacio del Inca Roca, rue Hatun Rumiyoc (« Pierre Majeure » en quechua), à quelques pas de la Plaza de Armas, impossible de passer à côté de cette incroyable pierre. Entourées de 11 voisines reliées entre elles sans ciment ni mortier, l’imbrication est parfaite ! Douze angles saillants ou rentrants, aigus ou obtus dont les joints sont si fins qu’il y est impossible d’y glisser une aiguille.

Merveille de l’architecture humaine, elle est aujourd’hui le symbole de la maitrise du travail de la pierre des constructeurs incas. Les Incas ne dominaient pas le fer et n’avaient que des outils en bronze ou en cuivre, beaucoup moins résistants. La technique de coupe consistait à chauffer le bloc en allumant un feu, puis le refroidir brutalement en déversant de l’eau. Autre technique ingénieuse : ils introduisent dans la roche des extrémités de rondins de bois sec, en suivant une ligne. Puis, ils les mouillent et attendent que le bois gonflant fasse éclater la roche. Ils prennent soin de laisser sur place les roches superficielles, souvent abimées et dégradées par l’environnement et les conditions climatiques. Les roches sont grossièrement taillées avant d’être transportées sur le lieu de construction pour les tailler.

Autre impératif plus que nécessaire dans cette zone : relever le défis sismique. Si l’empilement est linéaire, alors les glissements sont favorisés et les tensions sont elles, inégalement réparties.  Dans une structure polygonale, telles que construites par les incas, les mouvements sont quasiment impossibles et les tensions sont mieux réparties. Inspirés des civilisations précolombiennes antérieures, l’architecture inca est le fruit d’un héritage culturel boosté par des architectes des plus ingénieux !

La région regorge de nombreux exemples de cet art architectural, parmi lesquels Sacsayhuamán la forteresse de Cuzco, ou encore les impressionnantes ruines d’Ollantaytambo.